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J’ai testé pour vous: la séance de Snoezelen à la maison!

Connaissez-vous le Snoezelen? Adeline, une maman de #PetitBonheur a testé pour vous le Snoezelen à domicile avec Laurie, et vous raconte comment ça se passe! 


Laurie Trochain est venue à la maison pour proposer une séance de Snoezelen à notre fils Charlie.

Charlie est un petit garçon autiste de presque 7ans. Il connaissait déjà Laurie car elle l’a souvent accompagné au sein de Cap Intégration Marne.

Qu’est-ce que le Snoezelen ?

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C’est une méthode d’accompagnement multi sensoriel visant à procurer du mieux-être chez les personnes « fragilisées » (handicap, grand âge, stress…) mais aussi dans le domaine de la petite enfance. Cet accompagnement se fait par des stimulations visuelles, auditives, olfactives mais aussi tactiles et gustatives.

Mais concrètement comment se passe une séance ?

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Laurie est venue le jeudi soir pour une séance découverte.

Charlie était assez énervé depuis 2 jours sans que l’on ne sache vraiment pourquoi, il criait beaucoup.

Charlie connait déjà la méthode Snoezelen puisqu’il fait des séances avec son SESSAD depuis 2 ans, je sais qu’il est réceptif à cette méthode, c’est pour cela que j’ai maintenu le RDV avec Laurie malgré l’énervement de Charlie.

Quand Laurie est arrivée, Charlie l’a tout de suite reconnue mais il n’a pas vraiment compris pourquoi elle venait avec une si grosse valise !

Laurie a cherché dans la maison l’endroit le plus approprié pour faire la séance, elle a choisi la chambre de Charlie. C’est son cocon et il possède déjà un peu de matériel de stimulation qu’il adore!

Charlie a tout de suite été très curieux de ce que Laurie avait apporté.

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 Il s’est approprié les objets, les a manipulés et était très demandeur. Il a aussi beaucoup apprécié les massages de Laurie. Finalement lui qui était très énervé avant cette séance, est devenu calme et apaisé. Il était fasciné par les lumières, surtout par les fibres optiques qu’il venait manipuler régulièrement.

La séance a duré environ une heure, Charlie n’a pas crié une seule fois, il n’a pas essayé de sortir de la pièce, il était captivé par tant de stimulation.

Finalement il a juste râlé à la fin de la séance car il ne voulait pas que ça se termine !

Cette séance a été positive pour lui. Je savais qu’il allait être réceptif au concept, puisqu’il pratique déjà au sein d’une structure le Snoezelen, mais je ne savais pas comment ça allait se passer à domicile. Mais Laurie a réussi à installer une ambiance dans la chambre de Charlie qui l’a apaisé, et surtout qu’il a adoré.

Pour Charlie le Snoezelen n’est pas seulement une technique d’apaisement mais aussi un outil dont on se sert pour favoriser la communication et les demandes. 20170209_185346


Laurie Trochain, que nous avons eu l’occasion de rencontrer, propose des séances à domicile d’accompagnement Snoezelen, voici sa page « Bulle de Snoez »! 

Vous aussi vous connaissez le Snoezelen? Dites-nous tout!

[COMPTE RENDU] Comment gérer les crises d’un enfant autiste?

Le samedi 25 avril dernier, les parents de Petit Bonheur se sont réunis autour de ce thème: les crises de l’enfant autiste. Dans cette petite assemblée de 15 personnes, nous avons également eu le plaisir d’accueillir parmi nous une jeune étudiante en psychologie, assoiffée de connaissances et intéressée par le sujet de l’autisme.

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Pourquoi parler des « crises » de « l’enfant » autiste?

Et bien tout simplement parce que les « crises » de l’enfant autiste seront les mêmes devenu adulte. L’idée est de lui apprendre, dès le plus jeune âge, à se gérer seul, afin que cela lui semble plus facile lorsque l’enfant ou l’adolescent(e) sera devenu(e) adulte.

« Crises »? « Colères »? « Frustrations »?

Peut importe la dénomination que vous lui donnez, nous connaissons tous, nous, parents d’enfants autistes, ces moments difficiles à gérer!

Chez Petit Bonheur, nous avons choisi le terme de « crise », parce qu’il est plus général.

Le plus important est d’identifier l’origine de cette crise. Et en faisant un rapide tour de table, les motifs étaient très variés!

Le changement d’activité, la découverte d’un nouveau lieu, le trop plein de bruit ou de monde, et aussi la douleur!

M., la maman de Mikhaïl explique: « Pour Mika, il ne s’agit pas du tout de frustrations ou de colères. Il s’agit généralement de la douleur. Depuis tout petit Mika souffre de reflux gastriques très importants, qui lui brûlent l’œsophage. Dans ces cas là il se tapote la bouche pendant les crises pour le montrer. »

Pour d’autres parents, les crises sont quasiment inexistantes, et c’est tant mieux! Mais la colère, la peur ou la frustration sont des sentiments naturels qui surviendront tôt ou tard, alors mieux vaut s’y préparer!

D’ailleurs, une bonne partie des parents expliquent qu’ils avaient affaire à un enfant plutôt calme jusqu’à un certain âge. Un âge qu’ils ont expliqué comme étant le moment où il a commencé à sortir un peu plus de sa bulle et à comprendre que son environnement se mouvaient autour de lui.

Nous l’aurons compris, c’est surtout lorsque l’environnement (interne ou extérieur) de l’enfant lui semble incontrôlable qu’il panique! Une crise ne survient jamais « pour rien ».

Une fois que l’origine de la crise a été cernée, il faut la maîtriser cette crise!

Avant le café rencontre, comme à chaque fois, de nombreux témoignages de parents ou de professionnels ont été recueillis. Et c’est le témoignage de E. une nounou pas comme les autres, qui a retenu notre attention.

Ayant pour habitude de travailler avec les enfants et adolescents en situation de handicap, elle a très souvent été amenée à garder des enfants et des adolescents (souvent déscolarisés) autistes. Verbaux et non verbaux. Et elle avait une technique bien à elle afin de gérer les crises.

POUR LES ENFANTS (JUSQU’À 9 ANS)

Le doudou!

Plus encore: « le doudou à colères! » (A baptiser à votre guise)

Il s’agit de mettre à disposition de l’enfant un doudou qui lui servirait d’exutoire lors d’une crise. En somme, un doudou sur lequel il pourrait se défouler, à la maison et à l’extérieur!

Dans le cas d’Alexyan, il avait une énorme peluche dans sa chambre lorsqu’il était petit (vous savez? Le genre de peluche tellement énorme qu’on ne sait pas où la ranger, et que, par conséquent, on laisse poser dans un coin en revendiquant qu’il s’agit d’un « objet de déco »…). Et lorsqu’il était en colère ou triste, il était isolé dans sa chambre et se « défoulait  » sur son énorme peluche. Au départ la chambre était fermée (les deux premières fois) puis, la chambre restait ouverte. Alexyan n’en ressortait que lorsqu’il était pleinement apaisé. Là il s’agit de la solution « à la maison. » Mais nous savons bien que ce genre de crises surviennent généralement à l’extérieur!

L’enfant est en crise au supermarché? il y a trop de monde, trop de bruit, et il n’arrive pas à gérer cette sur stimulation? Sortez le doudou et donnez-le lui. Il pourra le pincer, le mordre, ou le presser très fort contre lui. A savoir que l’utilisation de ce doudou un peu spécial ne coulera pas de source. Alors il vous faudra, vous, parents, montrer à l’enfant comment utiliser ce doudou.

Le mieux est de trouver une manière différente de palper le doudou pour chaque émotions. Surtout si l’enfant est non verbal. Cela permet de catégoriser ses émotions.

Le petit plus: fabriquer le doudou avec votre enfant!

(Un tutoriel très sympa ICI pour les fins dessinateurs)

POUR LES ADOLESCENTS

Interrompre l’activité et détourner son attention.

Imaginez vous dans les transports en commun avec votre ado TED. Il y a du monde, il fait chaud, et en plus, il n’y a pas de place pour s’asseoir! Survient alors une crise de panique. E. notre nounou spéciale propose alors de descendre du bus (ou autre), pour aider le jeune à se canaliser. Il s’agit là de l’interruption de l’activité.

Ensuite, l’adolescent en stress aura peut être des stéréotypies très accentuées dans ces cas là. Il faudra alors les détourner. Autrement dit, dans le cas du « flapping », alors qu’il agitera les mains, lui prendre les mains, les agiter avec lui en y ajoutant un bruit (« grrrrrr » pour la colère, « brrrrrr » pour la peur ou l’angoisse etc.).

Bien sûr, cette manière de faire demande de la patience. Mais avec le temps, l’ado non verbal arrivera à vous expliquer quel sentiment il éprouve à un moment de crise donné. Et surtout, il sera compris, ce qu’il apaisera ses frustrations.

Pour les crises encore plus puissantes (les hormones de l’adolescence ne facilitent pas la tâche), vous pouvez trouver un endroit moins occupé et aider votre ado à crier! Et pour les parents sportifs, un petit footing peut aussi aider votre ado à évacuer.

Pour clore la réunion, nous avons passée la vidéo de Elvire Brugne, la très célèbre blogueuse du « Petit Prince a dit ». Une vidéo pleine d’humour, dans laquelle nous nous sommes tous reconnus. Une expérience qui donne également quelques pistes non négligeables, à exploiter. (Cliquez sur l’image pour la découvrir ou la redécouvrir).

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Il est assez difficile de résumer des échanges, aussi constructifs qu’ils soient, en quelques lignes. Alors n’hésitez pas à nous faire part de votre expérience afin d’étoffer les échanges!