fratrie

DEBOUT FRÉROT !

DEBOUT FRÉROT ! L’histoire de l’autisme au sein d’une fratrie… mais pas que!

Ils sont deux frères. On ne peut pas les rater.

Derrière eux, leur petit frère est devenu grand.

Robin, il est autiste. Depuis toujours.

C’est comme ça.

Ils ont grandi avec cette idée que certaines choses sont irréversibles.

Que dans ce corps, il n’y a personne.

Puis un jour, Robin se met à écrire…

Ce film permet non seulement d’aborder le sujet des fratries touchées par l’autisme (voire le handicap en général) mais également de poser la question de la méconnaissance de l’autisme, longtemps considéré comme un trouble « irréversible ».

Le film est actuellement en cours de production !

Grâce à vos dons, il pourra voir le jour, et nous aurons peut être la chance de vous proposer un ciné-débat autour du film, qui sait?

Pour se faire, rendez-vous sur la plate-forme du financement participatif en cliquant ICI.


Toc toc…

Vous aviez lu ÇA ? Et ÇA?

« Mon frère cet étranger: Face à l’autisme profond »

« Après cinq années passées en Afrique puis en Asie, je rentre vivre en France. J’ai cinq ans. Une fabuleuse page de ma vie se tourne. Je ne le sais pas encore, mais une nouvelle aventure, infiniment difficile et dont je ne sortirai pas indemne, m’attend. Une aventure où l’étranger n’est plus culturel et géographique, mais se tient au sein de ma propre famille, un étranger dont nous ne saisirons jamais les clés de la communication. Mon frère Denis est autiste profond. »

Un témoignage de Sophie Leclercq, pour comprendre la perception de l’autisme à travers les yeux d’une soeur.


Vous pouvez trouver ce livre au format Kindle en cliquant ici et le lire dès ce soir >>

9782296961852r

Ou alors le commander directement à la maison d’édition l’Harmattan (réception dans 2 à 5 jours).

Autisme et fratrie [COMPTE RENDU]

Samedi 03 octobre, se déroulait un de nos rendez-vous mensuel habituel. Notre café rencontre portait sur les fratries concernées par l’autisme. Durant ce café rencontre 7 familles ont pu échanger et ces différents cas de figures ont permis une discussion très riche.


Lorsque c’est le (la) petit(e) dernier(e) qui est autiste

Dans la majorité des cas, nous avons remarqué que les frères et sœurs aînés, avaient tendance à surprotéger le petit frère ou la petite sœur autiste. Allant même jusqu’à, inconsciemment, prendre la place des parents.

« Il a tendance à nous sermonner lorsque nous sommes pas attentif à son petit frère »

De la même manière, cette surprotection de la part des aînés amène parfois des situations de conflits entre les aînés et les parents. Les aînés prennent leur rôle tellement à cœur, qu’ils ont tendance à en perdre les repères établis. Certaines familles affirment même avoir eu recours à l’aide d’un pédopsychiatre pour permettre à la famille de retrouver un équilibre, afin que chacun retrouve sa place.

Mais cela ne se passe pas toujours comme ça!

Parfois, les aînés se retrouvent dans un sentiment d’incompréhension, voire de rejet de cette différence.

« Pourtant, le plus grand pourrait lui apprendre tellement de choses… »

A l’adolescence, le regard des autres est quelque chose de très important. Le but même de l’adolescent (en caricaturant et généralisant un peu), c’est d’être populaire et d’avoir des amis. Alors comment atteindre ce but lorsqu’on a un petit frère ou une petite sœur différent(e)? On ne peut pas inviter les copains à la maison, alors on a tendance à se renfermer, voire à partir souvent chez les amis.

Là encore, certains ont eu l’aide d’un pédopsychiatre efficace, qui en expliquant l’autisme, a pu apaiser les tourments adolescents. Pour d’autres cependant, les consultations psy. des frères et sœurs non-autistes n’ont pas été très efficaces.

« Serait-ce plus facile quand c’est l’aîné qui est autiste? »

Lorsque c’est l’aîné(e) (ou un plus grand) qui est autiste

Et bien non! Ce n’est pas plus facile pour autant, c’est un autre combat.

Une fois les doutes sur la probabilité que le cadet soit autiste, sont dissipés, on remarque certaines choses au sein de la fratrie.

Les familles concernées par ce cas de figure ont toutes remarqué que le cadet ou la cadette, souvent doté d’un très fort caractère, avait tendance à « prendre le dessus » sur l’aîné(e) autiste, et imitait les comportements inadaptés de l’aîné(e).

Dans ce cas de figure, les rôles dans la fratrie ont tendance à s’inverser. Le petit frère ou la petite sœur, conscient de la différence de l’aîné, peut aussi avoir tendance à le guider, comme le ferait les parents. Et ce même pendant la récréation! (Pour les loulous qui partagent la même cours de récrée).

Certains cadets tireraient même profit des difficultés de leur aîné, pour obtenir les jouets qu’ils veulent! Mais parce que les cadets sont plus petits, et qu’ils ont tendance à beaucoup solliciter, les moments de partagent et de complicité existent: ils pleurent ensemble, ils se tiennent la main etc.

« On peut parler d’amour vache! »

Qu’ils soient plus grands ou plus petits, les enfants comprennent vite. Mais il est important qu’en tant que parents, on puisse leur expliquer la différence de leur frère ou de leur sœur, et le rôle qu’ils peuvent tenir à ses côtés. C’est un travail d’équipe.

Quelques idées ici:

Un livre pour les tous petits ICI ( Un exemplaire à emprunter dans la bibliothèque de Petit Bonheur).

Une BD pour les moins petits ICI (nous possédons des exemplaires dans la bibliothèque personnelle de Petit Bonheur).

D’autres l’ont fait ICI !

Certaines familles ont souligné le fait qu’il était extrêmement important de passer du temps uniquement avec le ou les frères et sœurs non-autistes. En effet, nous avons souvent tendance à nous laisser submerger par le suivi de notre enfant autiste, courant après ses progrès, au détriment du reste: erreur!

Il faut pouvoir profiter des petits bonheurs que peuvent nous apporter les moments passés avec la fratrie.

Cet article vous a aidé? Vous pouvez poursuivre l’échange directement en commentaire ci-dessous, ou sur notre page Facebook!

Nous n’avons pas eu la possibilité d’échanger avec les familles concernées par l’autisme pour toute la fratrie. Si vous êtes concernés, nous adorerions pouvoir échanger avec vous.


Pour poursuivre la réflexion >> Le témoignage de Sylvie !


FRATRIES: L’amour au-delà de l’autisme (TEMOIGNAGE)

Dernièrement, Petit Bonheur organisait un café rencontre sur les fratries concernées par l’autisme. Durant cet échange, le témoignage de Sylvie, la maman de Coralie, a suscité beaucoup d’émotions.


Je suis Sylvie, la maman de Coralie âgée de 9 ans, qui est déficiente intellectuelle et présente des troubles du spectre autistique. Après une scolarité difficile en maternelle, elle est entrée en I.M.E.
A son entrée en I.M.E., Coralie était non verbale. Maintenant c’est une petite fille qui parle. Malgré ses difficultés, elle arrive à se faire comprendre et à laissé tomber les gémissements.
Coralie a un grand frère de 20 ans, Valentin, et une grande sœur de 18 ans, Florine. Et la différence de Coralie n’a pas été vécue de la même façon chez l’un et l’autre.
Lorsque Coralie était bébé, Valentin lui faisait des câlins. Mais pour lui, c’était encore une petite sœur ! Alors il avait tendance à préférer ses jeux, ses copains, et le foot. Plus tard, il s’est éloigné d’elle. Le fait qu’elle ne comprenait pas, qu’elle n’arrivait pas à faire certaines choses, les cris et les crises qui arrivaient souvent, avaient tendance à l’énerver. Lui qui n’aime pas les situations de conflits partait s’isoler dans sa chambre. Et lorsqu’il n’y avait pas école, il partait chez un copain.

J’avais l’impression que mon fils n’aimait pas sa petite sœur.

C’était une situation très éprouvante pour moi, alors j’ai décidé de l’emmener consulter un pédopsychiatre. Après quelques séances chez la pédopsychiatre, il y a eu des améliorations. De plus, maintenant que Coralie est verbale, cela se passe mieux entre eux. Il y a même des moments de complicité et de jeux entre eux. Et lorsque j’entends son frère lui dire « Tu me fais un bisou ? » et que Coralie court le lui faire, je me dis que c’est une bataille de gagnée pour nous.
Et même si on sait qu’il serait compliqué pour Valentin de garder sa petite sœur de 9 ans ne serait-ce qu’une heure, on ne désespère pas.
Pour Florine, cela a toujours été différent. Elle a toujours été très proche de sa sœur. Hé oui ! Une poupée vivante c’est attirant ! Elle a toujours été présente, l’a toujours aidée avec ses difficultés, et elle venait même avec moi au C.A.M.P.S., et aux différents rendez-vous pour le suivi de sa petite sœur. Pour elle, sa petite sœur : c’est sacré !
A l’annonce du handicap, Florine s’est posé beaucoup de questions, mais n’a jamais changé d’attitude envers sa sœur. Au contraire, il a même fallut que l’on mette certaines limites car dans sa surprotection de grande sœur, elle avait tendance, sans le vouloir, à prendre ma place, au détriment de sa vie d’enfant et d’adolescente. Cela lui a aussi valu des séances en pédopsychiatrie pour qu’elle retrouve un équilibre personnel.
Aujourd’hui, le lien entre elles est toujours très fort. Elles sont fusionnelles. Mais Florine a également compris qu’il fallait qu’elle vive sa propre vie et qu’elle s’ouvre aux autres, comme n’importe quelle jeune fille de son âge.
Nous passons de meilleurs moments en famille lorsque nous sommes tous réunis. Tout ce beau monde grandi et devient indépendant !

J’espère aider d’autres familles avec mon témoignage. Car j’aimerais dire que tout combat se bat. Même avec des difficultés, on y arrive toujours. Alors courage !

Pour faire suite à ce magnifique témoignage, Petit Bonheur vous propose l’ouvrage de Sophie Leclercq « Mon frère, cet étranger, Face à l’autisme profond », Coll. Au-delà du Témoignage, ©Editions L’Harmattan, 2013.