PETIT BONHEUR 67 explique l’autisme aux élèves de CM2

Dès la création de l’antenne alsacienne, la commune de STEINBOURG, où nous sommes implantés, a rapidement proposé à Petit Bonheur 67 d’animer des N.A.P (Nouvelles Activités Périscolaires), afin de sensibiliser des élèves à l’autisme. Vendredi dernier, la première N.A.P réunissait 12 élèves de CM1 et CM2 pendant 1h30, tous aussi surexcités qu’attentifs! 

Après avoir lu et consulté ensemble la BD « Unique Comme Toi » (il nous reste encore 2 exemplaires livres à vous offrir!), Jennifer, responsable de l’Antenne 67, a essuyé de nombreuses questions!

« Est-ce que Ryan va guérir ? »

Eh non… l’Autisme n’est pas une maladie, mais un handicap pour lequel nous pouvons aider les enfants à progresser et a évoluer. 

« Comment aider les enfants ? »

Avec énormément de patience et d’amour nous y arrivons, mais cela ne fait pas tout ! Il existe plusieurs méthodes d’apprentissage pour aider les enfants à progresser et évoluer à leur rythme, car chaque autisme est différent.

Les enfants ont également demandé d’où vient l’Autisme ?

Afin de leur expliquer du mieux que possible, Jennifer a donc dessiné un arbre, dans cette arbre une branche était cassée, cette branche cassée représentant l’Autisme, et faisant la particularité de cet arbre précis. Le but était de faire comprendre aux élèves que la particularité de cet arbre ne l’empêcherait pas de pousser comme les autres arbres.

Les explications devaient être suffisantes car le jeune auditoire a très bien compris.

Est venu ensuite le temps des activités, pendant lesquelles ils ont bien ri !!

Tous les enfants se sont transformés en petit « RYAN », pour essayer de comprendre les difficultés du quotidien de nos enfants extraordinaires !!!

La première activité consistait à essayer de se faire comprendre sans la parole, et d’adopter le comportement d’un enfant qui se frustre face a notre incompréhension.

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Tout les enfants ont tout de suite levé la main sur le fait qu’un enfant autiste a énormément de mal a se faire comprendre.

Ensuite ils ont continué l’activité en intégrant le premier moyen de communication de tout enfant, LE POINTAGE.

Les enfants ont remarqué que cela devenait un peu plus simple mais pas  encore suffisant.

Si il ne peut pas parler, comment peut-il se faire comprendre ?

Sur cette question, la troisième activité était lancée : l’utilisation de Pictogrammes! Cette activité a été réalisée à l’aide de deux professionnelles de Petit Bonheur 67,  Déborah (psychologue ABA) et Mina (Orthophoniste).

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Sur cette photo, la jeune fille tient un pictogramme sur lequel est formulé la demande d’aller aux toilettes.

Les enfants ont mis un peu de temps à la comprendre. Mais on remarqué qu’il était plus simple de comprendre un enfant non verbal à l’aide des images.

Le jeune public étant très réceptif, l’activité s’est corsée un petit peu avec l’utilisation du PECS!

Les élèves devaient reconstituer les phrases suivantes :

– je veux manger un biscuit

– les enfants découpent une feuille de papier (des feuilles de papier)

– la fille joue à la poupée

– je veux faire la sieste

– le garçon nourrit le chaton

– je ne veux pas dormir

– je veux aller aux toilettes (aux WC)

– les enfants chantent la chanson (de l’alphabet)

– je veux dessiner

– je ne veux pas faire de la peinture

– je veux boire

– j’ai mal au ventre (mal de ventre)

– je veux lire un livre

Cette activité s’est avérée très drôle pour eux, car ils ont découvert qu’il n’y avait pas de pronoms dans le PECS.

Pour terminer l’après-midi, le petit groupe a donc essayé de déchiffrer des séquences comme « se brosser les dents », »mettre les chaussons », « s’habiller et se déshabiller ».

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A la fin de la séance, les élèves étaient ravis d’avoir appris de nouvelles choses, et ont surtout retenu qu’il ne fallait pas se moquer.

Un des élèves a conclu par : «  se moquer c’est pas bien, je n’ai pas aimé qu’on se moque de moi quand j’avais le rôle du petit Ryan ».

On peut dire que la sensibilisation a bien fonctionné pour ce groupe d’enfants qui a la fin de la séance était désireux de vouloir aider les enfants autistes.

Ils ont appris qu’il pouvait déjà aider beaucoup « en étant patients, sans se moquer et surtout en ne repoussant pas la différence de l’enfant autiste mais en l’acceptant et en la comprenant « .

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